Ce qu’on appelle le processus de deuil, et qui existe depuis des millénaires dans la culture humaine, c’est tout simplement le fait qu’un être humain, face à une perte importante dans son existence, se trouve dans l’obligation de traverser ce déséquilibre, non pas de l’éviter mais de le traverser, de manière à entrer dans un processus qui va lui permettre de se reconstruire.

 

Le processus de deuil, c’est en  premier lieu, l’expérience du déséquilibre, de la déconstruction de son existence intérieure en résonance à ce qui est perdu à l’extérieur.

Puis c’est, dans une deuxième étape, un processus de reconstruction qui va permettre à la personne endeuillée de transformer le lien qu’elle avait à la personne décédée en transformant l’absence dehors en présence dedans.

 

Il n’y a pas une rupture de lien, mais il y a une transformation de lien. Le processus de deuil est le processus qui permet cette transformation du lien.

 

Shanti Jeannot

Chemins de Deuil

« Il n’en demeure pas moins que notre vie demeure liée à la mort de ceux qui nous quittent et que, de cette mort, on peut faire du vivant. » Maud Mannoni
Accompagner les personnes endeuillées

Nous savons que nous allons mourir, que nos proches vont également mourir. C’est en fait la seule certitude que nous ayons.

Nous le savons avec notre tête.

Et quand la mort s’invite dans notre entourage proche, combien nous sentons-nous démunis, désorientés, fracassés, anéantis, au bord du précipice … parfois, nous pouvons avoir l’impression que nous n’allons jamais pouvoir y survivre, que nous allons nous aussi y laisser notre peau …

 

La mort est tellement bannie de nos modes de vie actuels que nous n’avons plus de repères pour vivre cette épreuve qui marque notre condition d’être humains.

 

Est-ce normal de pleurer tout le temps ? Est-ce normal de ne pas pleurer ? Est-ce normal d'avoir peur de l'oublier ? Est-ce normal d'avoir envie d'être seul.e ? Est-ce normal d’avoir l’impression qu’on va en mourir ? Est-ce normal d’avoir mal partout ?

 

Toute perte significative va nécessiter de marcher le chemin du deuil.

Parfois, nous pouvons éprouver le besoin d’être accompagné.e sur ce chemin. Etre accompagné.e signifie que nous restons maître à bord mais que nous avons besoin d’une présence accueillante à nos côtés qui puisse écouter tout ce que nous avons à exprimer et donner quelques balises sur ce chemin qui, pour nous, est souvent inconnu …

« La fragilité n’est pas seulement à corriger et à accompagner, elle peut devenir terreau de nouveauté. Certes ce n’est pas la fragilité elle-même dont il faut faire l’éloge, mais plutôt de ce qu’elle permet, rend possible, révèle. La fragilité n’est pas un bien en soi, elle est la condition de l’engendrement, donc de l’émergence du radicalement nouveau. » Elena Lasida

Marie Piffeteau Accompagnement du Deuil

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